Avec le réchauffement climatique, les vaches sont de plus en plus confrontées aux fortes chaleurs l’été. Et même en bâtiment, le rayonnement peut être très inconfortable pour elles, avec des zones beaucoup plus chaudes par endroits. Pour les conseillers en bâtiment, il est important de « faire sauter les murs et bardages ». Explications du plan d’actions.
Bien que la génétique progresse de jour en jour, les vaches laitières restent particulièrement sensibles au stress thermique. En cas de fortes chaleurs, les hautes productrices sont les plus impactées avec une baisse de production et une dégradation des performances de reproduction. Pour rappel, c’est autour des 10°C de température ambiante que le confort des laitières est optimal.
Dans le cadre du projet Casdar KeepCool, le Cniel et l’Institut de l’élevage ont publié leurs nouvelles recommandations pour améliorer le confort thermique des vaches laitières en bâtiment durant les périodes chaudes. Au delà d’assurer un confort optimal (pas de surcharge, bon dimensionnement des aires de vie, et réglage correct des logettes), il y a 7 actions à mettre en place.
On parle ici bien sûr d’accessibilité à l’eau (hauteur, débit, espace autour des abreuvoirs, etc.), de disponibilité (bonne répartition dans le bâtiment) et de qualité de l’eau (avec un entretien des abreuvoirs facilité).
2. Mettre à disposition des aliments appétents
Les silos d’été doivent être orientés au nord ou à l’ouest avec un avancement quotidien suffisant (20 à 30 cm/jour). L’auge doit être à l’ombre avec suffisamment de place pour tout le monde.
3. Offrir de l’ombre aux animaux en pâture
S’il n’y a pas d’ombre pour s’abriter du soleil en pâture, les vaches seront certainement mieux au bâtiment. D’autant plus s’il n’y a plus rien à manger au sol !
4. Réduire le rayonnement à l’intérieur des bâtiments
Il vaut mieux privilégier un apport latéral de lumière dans le bâtiment plutôt que par la toiture. Certains éleveurs repeignent leurs tôles translucides (par l’intérieur de la stabulation) pour limiter le rayonnement. Autre conseil : pour les petits volumes, il peut être intéressant d’isoler la toiture pour éviter de créer des zones de trop forte chaleur.
5. Améliorer la ventilation naturelle
Pour les conseillers bâtiment du projet Casdar, le bâtiment du futur devra respirer des 4 faces. Cela consiste à ouvrir tous les côtés (le plus bas possible) tout en évitant le rayonnement direct sur les animaux. L’orientation de la stabulation aura alors son importance, puis on peut l’implémenter de fermetures modulables, d’auvent ou de travées en plus pour éviter le rayonnement et protéger des intempéries.
6. Installer une ventilation mécanique
Considérée comme facteur secondaire d’amélioration, la ventilation mécanique peut faire pire que mieux si le bâtiment n’est déjà pas assez ouvert de base en brassant de l’air vicié. Il faudra donc prioriser les ouvertures, puis dans un second temps s’équiper de matériel performant en priorisant les vaches taries, les aires d’attente et les zones de couchage. Ne pas oublier au coût d’investissement le coût de fonctionnement (coût annuel total allant de 40 à 100 €/VL/an).
7. En dernier recours : la brumisation et/ou le douchage
On parle bien ici de dernier recours car la brumisation n’est pas aussi efficace qu’on pourrait le croire. On parle aujourd’hui plutôt de douchage associé à la ventilation mécanique dans certaines situations.
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