Dans l’Aisne, Gilles Pasquier a pensé son bâtiment d’engraissement de jeunes bovins pour affronter sereinement les canicules. Son astuce : un bardage escamotable, qui coulisse sur la partie fixe pour atteindre les 50 % d’ouverture en long pan.
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En 2019, Gilles Pasquier achevait son bâtiment d’engraissement. Volets roulants, couloir central, parc de contention… la stabulation au cœur du Laonnois avait tout pour plaire, mais un détail le chiffonnait. « La taille de la parcelle nous a contraints à mettre les longs pans côté Nord et Sud », résume l’éleveur. Une exposition qui va à l’encontre des recommandations d’usages pour la ventilation des bâtiments d’élevage. Si les plans prévoyaient l’installation d’un filet brise-vent pour affronter la période estivale, l’agriculteur n’était pas vraiment convaincu par cette option.
Moitié moins cher qu’un filet brise-vent
« Le coût était très élevé, et j’avais peur que le filet s’abîme ou qu’il résiste mal aux poussières de la pailleuse », explique Gilles « d’autant que les filets coûtent cher ! ». Les devis avoisinaient les 2 550 €/travée (6 m) pour un filet électrique et les 1 850 € pour un filet manuel. À titre de comparaison, le coût du bardage fixe était de 450 € la travée.

L’agriculteur a donc opté pour une solution hybride : le bardage coulissant. « Avec cette option, je peux ouvrir 3 m sur les 6 pour un coût à la construction de l’ordre de 900 €/travée ».
Pour ce faire, un bastaing et un madrier ont été installés en haut du bâtiment, pour supporter le rail sur lequel coulissent les portes. Compter 90 et 60 m de rail de part et d’autre du bâtiment. Un bardage ajouré a ensuite été installé sur des cadres de portes, suspendues aux rails. Un guide sur la partie basse facilite la manipulation. En bref : la partie mobile du bardage coulisse au-dessus de la partie fixe.
La motorisation dans les tuyaux
Pour parfaire son installation, Gilles a relié l’ensemble des portes entre elles. « Ça nous permet d’ouvrir tout le bâtiment en une manip, grâce à un treuil à bateau ». À terme, le système devrait même être automatisé. « Pour environ 1 000 € de matériel par long pan, je vais installer un petit moteur, un peu comme ceux qu’on retrouve dans les motorisations de portail à crémaillère avec une télécommande ». Une pression du bout des doigts, et le bâtiment s’ouvrira.
L’éleveur ne regrette pas son installation. « Pendant la canicule de 2022, on voyait clairement la différence entre ce bâtiment, qui était ouvert à 50 % sur les longs pans, et l’autre qui était totalement bardé ». Seul bémol, « je conseillerais peut-être de faire les portes plus grandes pour optimiser l’effet ».

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