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« Beaucoup de bâtiments d’élevagesont fonctionnels mais on observe souvent des problèmes de ventilation ». C’est le constat fait par Alix Van Agt, conseillère d’élevage chez Elvup. La majorité des demandes de conseil qu’elle reçoit concerne en effet la ventilation des bâtiments d’élevage. Souvent insuffisante, elle est pourtant une composante essentielle de la santé et du bien-être des animaux.
« La première chose à faire pour évaluer la situation, c’est d’observer les vaches », explique Alix Van Agt. Leur répartition, par exemple, est un bon indicateur, ainsi que le score de halètement, qui correspond au nombre de mouvements respiratoires par minute. Autre indice : les traces d’humidité dans certaines zones comme les couloirs ou le seuil des logettes. La température de l’aire paillée est également à prendre en considération. Enfin, le conseiller peut utiliser un fumigène et avoir recours à la cartographie pour savoir où sont les problèmes.
Ouvrir le bâtiment
Une fois le diagnostic posé et les problèmes de ventilation confirmés, Alix Van Agt propose généralement des modifications. « Pour faire les meilleures propositions, je prends en compte l’usage du bâtiment, explique-t-elle. Est-ce que les vaches sortent ou est-ce qu’elles restent à l’intérieur toute l’année ? Comment travaille l’éleveur ? Je regarde aussi les abords, ainsi que la circulation dans et autour de la stabulation. »
Au final, la solution consiste souvent à ouvrir le bâtiment, par exemple en enlevant une partie du bardage. L’objectif est de limiter les endroits où l’humidité va stagner. Si cela ne suffit pas, il est possible d’installer des ventilateurs.
Installer des ventilateurs
Chargés d’extraire l’air vicié et/ou de faire rentrer de l’air frais, les ventilateurs sont de deux sortes : à flux vertical ou horizontal. Alix Van Agt conseille d’installer l’un ou l’autre « en fonction de l’usage que l’on va en faire et des problèmes auxquels ils vont répondre ». Le ventilateur d’air horizontal fait circuler un débit puissant dans la longueur. Les longs pans doivent être ouverts pour que l’air vicié puisse sortir et être remplacé par de l’air frais. Le brasseur d’air vertical, quant à lui, pousse l’air du haut vers le bas, pour qu’il soit évacué par les longs pans. Il nécessite un bâtiment avec des ouvertures latérales, une faîière haute et un toit assez pentu, afin que la colonne d’air ait une hauteur suffisante pour assurer le bon fonctionnement du dispositif.
Prioriser les taries et les parcs d’attente
Dans la mise en œuvre des modifications destinées à améliorer la ventilation, la structure du bâti peut être limitante et le budget de l’éleveur aussi. Si tout n’est pas possible, il faudra établir des priorités. « Je conseille de commencer par les endroits où les animaux souffrent le plus », indique Alix Van Agt. Ainsi, les zones dévolues aux vaches taries et les parcs d’attentes sont prioritaires. Les taries parce qu’elles souffrent plus que les autres de la chaleur ou du manque de ventilation. Les parcs d’attente parce que les vaches y sont serrées les unes contre les autres. Dans un second temps, l’aire de couchage est concernée. Sèche et bien ventilée, elle incitera les animaux à se reposer.
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