Heureusement que le prix du lait est élevé (357,5 € de prix de base, bonus et TVA inclus) et que l’herbe pousse bien, car sinon, les producteurs sont inquiets. Le temps du développement laitier en Irlande est fini. Les discussions sur la réduction de l’empreinte carbone et des nitrates s’intensifient. Le gouvernement annonce vouloir diminuer le cheptel laitier et allaitant, ce qui serait incohérent vu le poids du lait dans l’économie. Je ne pense pas que nous en arriverons là mais cette ambiance n’aide pas à se projeter dans l’avenir. Mon frère et moi, ainsi que nos deux garçons qui souhaitent s’installer, mettons en place une conduite souple pour nous adapter facilement. Nos 200 ha de prairies nous donnent la capacité de passer de 410 à 500 vaches en respectant les nouvelles règles environnementales actuellement connues. Les cent mâles que nous élevons permettent d’attendre encore quelques mois avant de nous décider définitivement. C’est la première fois depuis longtemps que nous en avons sur la ferme ! Notre vrai développement se fera par la reprise d’une ferme. Nous sommes en phase active de recherche. »
« Nous recherchons une ferme »
Article réservé aux abonnés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?