Comment réussir le semis pour une levée homogène ?
Xavier Hay : Il faut parvenir à un excellent lit de semences avec de la terre fine, pas trop profond (5 cm maximum), de façon à bien tenir la hauteur de semis et ne pas assécher trop rapidement le lit de semences. Si je ne peux pas faire un labour d’hiver, je passe la charrue juste au moment du semis. Ensuite, deux passages de vibroculteur et un passage de croskillette pour rappuyer suffisent. Un ou deux passages de herse rotative peuvent aussi convenir, toujours avec un passage de rouleau. Mais attention à ne pas trop tasser dans les sols battants. Le semis se fait à vitesse réduite pour assurer une bonne régularité de placement des graines. Il ne faut pas semer profond (environ 1 cm), mais toujours dans le frais. Quand le sol est trop sec, je passe un coup de rouleau après le semoir. C’est exceptionnel car il y a un risque de battance.
Comment ne pas se louper au désherbage ?
X.H. : Je ne travaille qu’avec des désherbages de post-semis et j’utilise, en moyenne, quatre matières actives différentes, toutes des antidicotylédones. Le secret est d’attaquer très vite, même quand les betteraves ne sont pas toutes levées, souvent dès la troisième ou quatrième semaine. Car il faut intervenir sur des adventices très jeunes. Aux doses utilisées, il n’y a pas de risque de phytotoxicité pour les jeunes betteraves. Ensuite, il faut enchaîner tous les huit ou dix jours. Je fais en moyenne trois ou quatre passages d’antidicotylédones et, parfois, un antigraminée supplémentaire. Il est important de traiter avec une hygrométrie suffisante : entre 6 et 7 heures du matin, c’est l’idéal. Un passage de bineuse avant que les betteraves ne recouvrent l’interrang peut remplacer un passage de pulvérisateur. Si la météo ne permet pas d’intervenir au bon stade de l’adventice, il est possible d’augmenter les doses de 10 à 15 %. Je conseille aussi de pulvériser avec des buses normales (pas des antidérives), afin de produire plus de gouttes fines qui créeront un maximum d’impacts sur les feuilles des adventices. Je traite à un volume de 150 l/ha. En résumé, il ne faut surtout pas se laisser dépasser par les adventices. Donc, ne pas hésiter à raccourcir les passages si le temps est « poussant ».
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