Le groupe laitier français renouvelle son partenariat avec l'ONG WWF pour les trois prochaines années, en mettant l'accent sur l'empreinte environnementale de l'élevage des vaches laitières.
Ce mardi 20 septembre 2016, le Groupe Bel a présenté le bilan de son partenariat avec l'ONG environnementaliste WWF mis en place trois ans auparavant. « Dans l'objectif d'une amélioration de l'empreinte environnementale de l'entreprise, nous souhaitons limiter les impacts de notre chaîne de valeur », a détaillé Magali Sartre, la directrice de la RSE (responsabilité sociétale et environnementale) chez Bel. Le groupe s'est tourné vers l'amont de la filière, « responsable de la plupart de nos émissions », commente le PDG, Antoine Fievet. La consommation de concentrés importés pour l'alimentation des vaches est ciblée en particulier pour ses conséquences sur la déforestation.
Compenser les concentrés de production
Ayant estimé la consommation de ses 3 200 élevages à 72 000 t de soja et 42 000 t de tourteaux de palmiste (ou PKE) par an, Bel est entré dans une démarche de « compensation » de ces achats de concentrés. L'entreprise finance ainsi la certification de l'équivalent des volumes de tourteaux dans des pays d'Amérique du Sud et d'Asie, avec une enveloppe de 300 000 €.
À l'occasion de l'annonce du renouvellement de son partenariat avec WWF, Bel a exposé ses nouveaux axes de travail visant une « production laitière durable » :
• Encourager le pâturage ;
• Favoriser une alimentation locale et durable des vaches ;
• Accompagner le développement de fermes durables, à travers des fermes pilotes en France, Slovaquie et Pays-Bas.
Miser sur le volontariat des éleveurs
La réalisation concrète de ces projets n‘est pas encore bien définie, a expliqué Magali Sartre. Les fermes pilotes s'engageront de façon volontaire car « nous ne voulons rien imposer à nos éleveurs », assure-t-elle. Il n'a pas été question de contrepartie pour les éleveurs, le PDG Antoine Fievet expliquant que dans un univers concurrentiel, Bel ne peut pas payer beaucoup plus cher le lait que ses concurrents. Mais dans le contexte maussade actuel et dans un univers également concurrentiel pour les éleveurs, il n'est peut-être pas si évident pour ces derniers de s'engager sans contrepartie.
M.B.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026