Dans une analyse diffusée le mardi 15 décembre 2015, le centre d'études et de prospective du ministère de l'Agriculture analyse les atouts et défis pour l'avenir des fermes laitières de polyculture-élevage. Il souligne que « les zones de polyculture-élevage voient leurs productions animales diminuer, au risque de réelles déprises ». Il considère que ces exploitations combinant élevage et grandes cultures auraient tout intérêt à renforcer la synergie entre ces ateliers.
Le Centre d'études et de prospective constate que « les systèmes intégrés de polyculture-élevage ont largement reculé au cours des dernières décennies, au bénéfice d'exploitations polyspécialisées, plus orientées vers la productivité à l'hectare et à l'animal. Dans les zones où les cultures étaient possibles, il était économiquement intéressant d'intensifier la production des surfaces fourragères, quitte à développer les achats extérieurs, afin d'étendre les surfaces en cultures de vente. »
Les experts du ministère estiment que « cette double intensification et cette recherche d'économies de taille au détriment de l'autonomie et de l'efficience rendent vulnérables face aux fluctuations des prix. Étant donné le différentiel de temps de travail et d'astreinte entre cultures et élevage laitier, les régions de polyculture connaissent désormais une forte déprise laitière. Au contraire, les exploitations privilégiant la création de valeur ajoutée et les économies de gamme, et notamment celles valorisant au mieux l'herbe, se révèlent plus à même d'absorber les années difficiles. »
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