« Le début de l'année 2016 s'annonce au moins aussi noir que 2015 », alerte la fédération des coopératives laitières. Or, les distributeurs entament les négociations commerciales avec des demandes de baisses de tarifs, accuse-t-elle.
« Le début de l'année 2016 s'annonce au moins aussi noir que 2015, avec des effets potentiellement dévastateurs pour la filière », alerte la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) dans un communiqué. Aucun retournement positif de conjoncture n'étant prévu sur les prochains mois, il n'y a pas d'amélioration du prix du lait à attendre sur le premier semestre. En effet, les marchés sont toujours dégradés, avec le maintien de l'embargo russe et des achats de la Chine qui restent modérés, tandis que les stocks européens de poudre de lait écrémé et de fromages demeurent très élevés.
« La filière laitière française est à bout de souffle et ne pourra passer le cap qu'avec un engagement fort du gouvernement et des distributeurs. » « Pour éviter le pire », la FNCL appelle donc tous les acteurs à « reconduire les engagements pris cet été sur le premier semestre de 2016 ». Or, elle accuse les distributeurs d'ouvrir les négociations commerciales en cours « sur des demandes de baisse de tarifs allant de 4 à 8 % par rapport à l'année passée ». La FNCL appelle le gouvernement à « peser de tout son poids pour que les engagements de l'été soient maintenus en 2016 ».
« Situation difficile, voire critique pour un grand nombre d'éleveurs »
En effet, « ces derniers mois, seules les mesures du 24 juillet ont permis d'endiguer la baisse des prix de vente sortie usine des produits laitiers (-2,3 % en moyenne entre septembre 2014 et septembre 2015 – source : Atla). Même si les coopératives laitières ont tout mis en oeuvre pour répondre à l'impératif de revalorisation du prix du lait et rétrocéder intégralement les hausses de tarifs concédées par les distributeurs, la situation reste difficile, voire critique pour un grand nombre d'éleveurs. »
La FNCL demande également, depuis plusieurs mois, « que les mesures soient élargies à l'ensemble des produits laitiers – incluant les marques –, fromages et produits frais, et à l'ensemble des acteurs, la restauration collective et les hard-discounters ».
« À plus long terme, l'indispensable travail sur la compétitivité de la filière française doit se poursuivre afin d'assurer une activité pérenne ainsi qu'un partage de la valeur pour les différents acteurs », précise enfin la FNCL.
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