Selon Thomas Magnusson, président de la Cogeca, « il est primordial d'encourager le développement des coopératives, étant donné qu'elles aident les agriculteurs à obtenir de meilleurs prix pour leurs produits et à faire face à la volatilité ».
Dans un communiqué de presse diffusé le 29 juin 2016, la Cogeca (association européenne des coopératives agricoles) met en avant « le rôle clé des coopératives laitières dans le renforcement de la compétitivité du secteur et la garantie de perspectives économiques à long terme pour les producteurs laitiers ».
Selon Thomas Magnusson, son président, « il est donc primordial d'encourager [leur] développement, étant donné qu'elles aident les agriculteurs à obtenir de meilleurs prix pour leurs produits et à faire face à la volatilité ». Il s'appuie sur une étude de la Commission européenne, « qui a montré que lorsque les coopératives disposent d'une part de marché importante, les prix du lait pour les agriculteurs sont également plus élevés et la volatilité peut être réduite ».
« La gouvernance est essentielle »
Thomas Magnusson promeut les coopératives, c'est son rôle. Néanmoins, au vu des niveaux de prix constatés depuis la mi-2014, on peut rester dubitatif sur les « meilleurs prix » évoqués, et sur la façon dont les coopératives font effectivement face à la volatilité. À moins que leurs parts de marché ne soient pas suffisantes ? En France, elles collectent 55 % des volumes de lait. Au Royaume-Uni, elles sont également majoritaires. Aux Pays-Bas et au Danemark, FrieslandCampina et Arla sont en situation monopolistique…
Le président de la Cogeca signale par ailleurs que « la gouvernance est essentielle pour les coopératives laitières. Même les principales coopératives laitières internationales et transnationales sont dotées de structures de gouvernance bien développées, ce qui garantit que leurs membres agriculteurs soient entendus et qu'ils gardent le contrôle sur les décisions concernant leurs transactions », a-t-il ajouté.
Rappelant que « la demande laitière devrait augmenter de 2 % par an au niveau mondial », il estime que « le secteur doit être compétitif pour saisir les opportunités de marché. Il existe des opportunités entrepreneuriales significatives pour les coopératives laitières sur certains segments de marché en pleine croissance dans l'UE (Union européenne), ainsi que sur le marché mondial. » Il encourage également la « coopération transnationale renforcée au sein de l'UE et au-delà ».
E.C.
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