En 2013, la filière fromagère AOP (appellation d'origine protégée) époisses a commercialisé près de 1 400 t de fromages, soit + 7 % par rapport à l'année précédente. Particulièrement soutenues, les ventes à l'exportation (394 t) se sont développées au rythme de + 9,6 %. Dans une conjoncture économique dégradée, ces résultats sont encourageants, ont noté les responsables de l'ODG (Organisme de défense et de gestion) au cours de leur dernière assemblée générale. En effet, l'époisses n'est pas un fromage bon marché.
Avec 17,4 Ml de lait, en augmentation de 3,7 % par rapport à l'année précédente et de 25 % par rapport à 2001, la filière a préservé son potentiel de développement malgré l'arrêt ou la reconversion céréalière d'un certain nombre d'agriculteurs. En 2013, dix exploitations ont quitté la filière alors que trois nouveaux étaient habilités.
De 225 000 à 392 000 l par exploitation en douze ans
Les quarante-quatre producteurs restants, implantés en Côte-d'Or et Haute-Marne, continuent à produire davantage. En douze ans, le volume moyen par livreur est passé de 225 800 à 392 000 litres de lait.
Malgré des volumes en croissance, la question de la valorisation des métiers demeure posée, selon Jean-Louis Lachot, président de l'ODG époisses. « La filière a du mal à s'équilibrer financièrement, tant au plan de la production laitière que de la transformation(1). Sans changement notable dans les rapports de force entre les PME et la grande distribution, nous aurons, à terme, de grosses difficultés. » Dans ce contexte, la maîtrise des coûts, tant au niveau des exploitations que de la filière, est de rigueur : 40 % des exploitations en lait époisses ont fait réaliser un diagnostic énergétique, générant des économies annuelles de 60 MWh.
ANNE BRÉHIER
(1) La filière de l'époisses compte quatre transformateurs : les fromageries Germain (Triballat), Berthaut (Bongrain), Gaugry, et le Gaec des Maronniers, seul producteur fermier.
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