Après le Brexit et l’élection d’un Trump à la présidence des États-Unis, l’Europe s’inquiète de la montée des populismes. Mais que sèment depuis des années, dans nos campagnes, les élites européennes, toutes acquises au libéralisme débridé, sinon des mauvaises herbes dont on mettra des années à se débarrasser.
Voyez la distance avec laquelle un Phil Hogan a géré la crise dans laquelle vous étiez déjà plongé, la niant avant de se raviser.
Son dogmatisme et celui de certains États ont poussé nombre d’exploitations dans le rouge, parfois dans le noir. Et pourtant, du jour où l’embargo russe a été déclaré et où les achats chinois ont commencé à reculer, il ne fallait pas être un grand devin pour savoir ce qu’il allait advenir alors que les quotas étaient supprimés et que beaucoup avaient investi pour produire plus. Il a fallu deux ans de crise, des prix allemands descendus à 220 €, pour que l’Union européenne accepte, du bout des lèvres mais trop tard, un plan de réduction… De quoi créer des frustrations et pousser à des votes qui ne résolvent rien mais permettent de crier son ras-le-bol.
Et aujourd’hui, alors que le prix du lait remonte, on oublie déjà ce dont certains parlaient au milieu de la crise. À quand, donc, des mesures fiscales pour permettre aux exploitations, quand elles auront retrouvé du revenu, d’en mettre de côté pour les mauvais passages ? Car soyons réalistes, des crises, il y en aura d’autres. Et il faut s’y préparer avec du concret… et plus seulement du bla-bla.
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