36 € par vache en plaine, 74 € en montagne avec des plafonds respectifs de 40 et 30 vaches, pas de quoi crier fortune. À voir aussi, le petit bonus légumineuses.
Le 27 mai, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll présentait les derniers arbitrages pour les aides couplées du premier pilier. L'enjeu, une enveloppe de 955 M€ pour l'élevage, qui avait déjà été répartie lors du Conseil supérieur d'orientation (CSO) de décembre : 670 M€ pour les vaches allaitantes, 140 M€ pour les bovins lait, 140 M€ pour les ovins-caprins et 5 M€ pour les veaux sous la mère. Il restait à définir les seuils, un exercice de haute voltige tant les positions des syndicats divergeaient. Pour la prime à la vache laitière, « aucune zone ni aucun type d'élevage ne sera exclu », note le ministère. En zone de montagne (y compris piémont), les 45 M€ qui finançaient auparavant l'aide laitière ont été sanctuarisés. Ils permettront une prime aux trente premières vaches, avec transparence Gaec (voir aussi p. 25), estimée à 74 € par vache.
100 à 150 €/ha
Une majoration de 15 €/VL sera appliquée pour les nouveaux producteurs pendant les trois premières années de leur activité. Hors zone de montagne, le solde de 95 M€ financera une prime estimée à 36 € pour les quarante premières vaches de chaque exploitation avec transparence pour les Gaec. Une majoration de 10 €/VL accompagnera comme précédemment les nouveaux producteurs. Tous les éleveurs auront accès à l'enveloppe dédiée aux protéines végétales. 98 M€ leur sont réservés. Ainsi, une aide de 100 à 150 €/ha serait octroyée pour les légumineuses fourragères, pures ou en mélange (50 % minimum), méteil compris. Elle est accordée pour trois ans et plafonnée à 1 ha par UGB. « Nous prenons acte de ces propositions que la Commission doit valider. Cela ne nous fait pas oublier que beaucoup d'éleveurs perdront des soutiens avec cette Pac. J'attends que l'élevage laitier soit prioritaire dans l'application du plan d'adaptation (200 M€) », a commenté Thierry Roquefeuil, président de la FNPL.
DOMINIQUE GRÉMY
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
Le bale grazing à l’essai
La Commission européenne projette la perte de 2,85 millions de vaches d’ici 2035
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Annie Genevard annonce 300 M€ supplémentaires face à la crise agricole