Le prix du lait est une composante majeure des écarts de chiffre d'affaires entre les exploitations. Le volume aussi à l'heure où les stratégies des laiteries font de plus en plus le grand écart. Malgré tout, leur besoin plus ou moins important en lait a-t-il un effet si déterminant sur le CA des éleveurs ? Par exemple, quel est l'impact de la politique d'une coopérative qui manque de lait pour fabriquer des PGC bien valorisées, ou celle d'une coop exposée sur des marchés très concurrentiels qui doit gérer des excédents et limite les volumes octroyés en les payant au prix B ? De même, comment se traduit, pour les producteurs, la stratégie d'un privé qui ajuste ses besoins à son outil et choisit d'investir à l'étranger pour y travailler du lait local plutôt qu'y exporter ? Quelques éléments de réponses avec la simulation réalisée par l'équipe de L'Éleveur laitier sur un échantillon de dix-sept des trente-sept laiteries suivies dans son observatoire (p. 98).
Résultats : bingo pour les éleveurs cumulant un prix du lait et un prêt de quotas élevés (ULV, Alsace Lait). Bingo aussi pour les laiteries accordant des niveaux d'allocations élevées à un prix B ayant bénéficié d'une bonne conjoncture début 2013 (Eurial). Sans surprise enfin, les privés, qui limitent les rallonges, plafonnent de fait les marges de manoeuvre de leurs producteurs à des degrés divers selon leur prix du lait (Danone, Lactalis).
Au-delà de ces stratégies très différentes, reste à savoir si l'on a les capacités de produire ce lait en plus et surtout à un coût raisonnable. Il est donc indispensable d'identifier les leviers à activer et son coût de production (voir dossier).
UNE ENQUÊTE DE LA RÉDACTION DE L'ÉLEVEUR LAITIER
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