Les cours mondiaux s'affolent sans que les éleveurs français en perçoivent les effets sur leur facture de lait. Les indicateurs donnent, pour le second trimestre, une petite hausse de 0,63 €/1 000 l, l'indice de compétitivité France- Allemagne étant à zéro. Leur décalage de trois mois avec les marchés du moment explique ce manque de réactivité. Cet écart est accentué en avril et mai par des indices de saisonnalité négatifs. Les éleveurs s'impatientent, les industriels essaient de s'adapter. Ainsi, Bongrain-CLE fait en sorte que les prix de base d'avril et mai soient supérieurs à 300 €/1 000 l. En Bretagne-Pays de la Loire, il fait une avance de 19,76 €/1 000 l pour atteindre 305 €/1 000 l. Même démarche en Basse-Normandie (avec Agrial) avec 23,83 € en avril et 13,83 € en mai, récupérés au second semestre.
De son côté, Lactalis annonce une avance de 15 €/1 000 l en avril et mai, récupérée en juillet, août et septembre.
Maîtres Laitiers (Manche) prend le risque d'une hausse stricte de 25 €/1 000 l en avril et mai, portant le prix de base à 306,35 €/1 000 l.
Fin avril, Sodiaal attendait le résultat de la médiation engagée par le gouvernement entre industriels et GMS (lire p. 12). Dans ses tuyaux, une avance de 15 €/1 000 l en avril et mai, en Bretagne-Pays de la Loire, pour arriver à 300 €.
CLAIRE HUE
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