Dans un marché devenu européen et face à des acteurs comme Lactalis-Parmalat et Arla-la Muh, la filiale commerciale de Sodiaal se doit d'élargir son périmètre.
Les difficultés de Sodiaal sur le lait UHT ne sont pas seulement conjoncturelles. Les -5 €/1 000 l demandés aux producteurs jusqu'en décembre sur le lait A, le plan d'économie du groupe et les initiatives commerciales ne pourront qu'au mieux combler le trou creusé par le dumping du lait allemand de la Muh. Mais il ne résoudra pas le problème de fond posé au groupe coopératif pour la valorisation de son lait MDD et 1er prix. Ce n'est pas pour rien qu'à la dernière AG, la valeur de Candia au haut du bilan du numéro un de la coopération laitière nationale a été dépréciée de 37 M€. Cette décision traduit le manque de rentabilité du choix stratégique de Sodiaal, fait en 2006, de mettre un pied dans Orlait pour en prendre le contrôle début 2009. Pas que ce choix ait été, à l'époque, une erreur, au contraire. Il a permis de regrouper dans cette société de courtage, les laits MDD et 1er prix de Candia et de coops (Coralis, Lorco, VPN-SFL, Unilep), avec lesquelles la filiale du lait de consommation de Sodiaal bataillait avant pour se placer en linéaires. Ce regroupement de l'offre avait sa logique sur un marché essentiellement national avec, comme principaux autres intervenants, Lactalis ou le Glac (devenu Terra Lacta).
Peser face à Lactalis-Parmalat et Arla-La Muh
Mais il est aujourd'hui obsolète dans un marché devenu européen côté GMS. Mais aussi pour les metteurs en marché majeurs qui ont grossi : d'un côté, Lactalis-Parmalat, de l'autre, Arla et la Muh qui ont fusionné. « Orlait doit dépasser le périmètre national. Il dispose des statuts pour le faire », explique François Iches, président de Sodiaal. Reste à trouver un partenaire qui aurait la même approche. La logique voudrait que ce soit une coopérative. Les Néerlandais de Friesland- Campina, par exemple, qui eux aussi commencent à s'alarmer du prix du lait en GMS.
JEAN-MICHEL VOCORET
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