Depuis un mois, les cotations des produits industriels reprennent quelques couleurs. La poudre 0 % a gagné 130 €/tonne et s'éloigne du prix d'intervention, celle du beurre revient à 3 000 €/t, signant ainsi un marché plus équilibré. L'explication tient au creux de la collecte européenne qui a lieu entre octobre et novembre, limitant temporairement l'offre en lait. À cette même période, les gros acheteurs se positionnent en prévision des fêtes de fin d'année. Ils ont aussi compris que les cours ne descendraient pas plus bas et qu'il est temps de se couvrir. De l'avis des experts, cette petite embellie pourrait ne pas durer. Car la collecte européenne apparaît toujours dynamique. Elle pourrait se situer entre + 1 et + 1,5 % fin 2015. Des volumes qu'il faut ajouter aux + 4,6 % de 2014. Soit un record de production que rien ne semble ralentir. Sur le marché mondial, la demande en produits laitiers est en progression partout, sauf en Chine et en Russie. Plusieurs pays d'Afrique, Asie et Amérique du Sud, au pouvoir d'achat limité, profitent des prix abordables pour acheter des produits laitiers.
COMMENT INTERPRÉTER CES GRAPHIQUES ? La courbe verte correspond à un prix moyen du lait en France. En septembre, l'estimation d'Atla (Association des transformateurs de lait) l'établit à 320 €/1 000 l. La courbe jaune correspond à la valorisation en beurre et poudre d'un litre de lait collecté. Atla estime qu'elle est à 205 €/1 000 l. En septembre, la valorisation beurre-poudres était inférieure de 115 €/1000 l au prix moyen du lait payé aux producteurs.
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