Depuis le 1Є janvier, le groupe Bongrain applique la première tranche de flexibilité sur son prix du lait contre la troisième jusque-là.
La part de produits industriels du groupe Bongrain est tombée, en 2011, entre 20 et 22,5 % de son mix-produits contre 25 à 27,5 % jusque-là. Résultat : depuis le 1erL janvier, les 7 500 producteurs payés directement par l'industriel ou via les coopératives de collecte voient la première tranche de flexibilité additionnelle appliquée sur leur facture de lait. Jusque-là, c'était la troisième. Plusieurs paramètres ont joué.
Sous l'impulsion de la grille interprofessionnelle et du prix du lait élevé cet été, la production 2011 s'est mieux répartie, limitant ainsi les excédents saisonniers transformés en produits industriels. Bongrain veut poursuivre dans ce sens. Les contrats-cadres qu'il signe depuis un mois avec ses quatorze organisations de producteurs intègrent des objectifs de répartition trimestrielle par OP, et non par producteur.
Parallèlement, plusieurs contrats de collecte de CLE-Bongrain ont évolué à la baisse, le plus important étant celui avec la coopérative Agrial (ci-contre) à qui sa filiale CLE prête 100 Ml jusqu'en 2015. Enfin, le groupe poursuit ses efforts de valorisation de ses produits en PGC.
Le résultat net baisse de moitié
Le fromager se targue d'être leader européen des fromages à pâtes molles grâce à ses marques, avec 24 % de parts de marché. « C'est plus du double de celles détenues par Lactalis, glisset- il malicieusement. Nous avons abandonné en 2011 le marché des MDD. La concurrence était féroce. Nous n'avons pas voulu sacrifier nos prix. » Bongrain poursuit aussi ses innovations sur le marché des aides culinaires, « une tendance mondiale ». Son chiffre d'affaires de 3,98 milliards d'euros progresse de 11,5 % en 2011. Le résultat net (44 MЄ), lui, baisse de 46 %. Le prix du lait élevé et le coût de l'énergie et des emballages pèsent sur ses résultats (voir aussi p. 20).
CLAIRE HUE
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