Trois ans après son officialisation, la Comtoise MLS est au pied du mur. Le niveau Isu de ses taureaux explique en grande partie cela, la « petite » entreprise de sélection montbéliarde (150 élevages en base de sélection) n'a pas eu l'augmentation d'activité qu'elle escomptait, alors qu'en parallèle, ses frais augmentaient. Et pas seulement du fait de sa rentrée dans le rang (production de semences via une prestation de service de Coop'Evolia, pointage des femelles par l'OS…). Pour compenser sa légère baisse d'activité dans sa zone historique du Doubs et du Jura, les MS sont allés un peu plus en Auvergne ou dans le grand Ouest, mais avec des coûts plus importants.
Dans ce contexte financier tendu, se pose une double question stratégique pour ces derniers. Comment réussir à vulgariser leur génétique et faire qu'un plus grand nombre d'éleveurs y accède ? Si la génétique MS n'est pas au top en Isu ou en lait, elle a d'indéniables atouts en matière de variabilité, d'aptitude viande et de longévité.
Umotest ou Jura-Bétail ?
Autre interrogation : comment accéder à un coût raisonnable à l'outil génomique, devenu incontournable pour rester en course ? C'est pour cette double raison que la Comtoise MLS est à la recherche d'un partenaire. Il serait a priori montbéliard. Restent à choisir entre Umotest ou Jura-Bétail avec lesquels des discussions sont en cours. Il s'agira ensuite de faire accepter en assemblée générale, la décision du conseil d'administration attendue dès ce printemps.
JEAN-MICHEL VOCORET
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