Vaches : les prix français en tête
La cotation de la vache O a progressé de 17 c depuis début juillet pour atteindre 3,57 €/kg en semaine 34. Elle repasse ainsi devant celles des principaux concurrents européens, qui ont vu leur prix chuter cet été, sous l'effet de l'afflux de boeufs dans les îles britanniques et d'une demande restreinte en Allemagne. Le cheptel français de VL est repassé au 1er juillet sous son niveau des années précédentes (- 0,4 %). Les abattages sont toujours dynamiques (+ 12 %/2014 sur les semaines 27 à 34) et devraient le rester compte tenu de la conjoncture laitière.
Jeunes bovins : davantage de laitiers
Les cotations nationales des jeunes bovins ont modérément progressé pendant l'été. Le « R » a gagné 8 c, à 3,81 €/kg (+2 %) et le « O » 5 c, à 3,40 €/kg (+ 5 %/2014). Les abattages ont été modérés pour les jeunes bovins viande, mais plus dynamiques pour les laitiers (+7 %). La crise grecque a gêné les exportateurs pendant l'été et la concurrence polonaise est toujours plus prégnante sur l'Italie. Cependant, la forte baisse de la production de taurillons en Irlande et la bonne demande pour cette viande maigre en Allemagne et au Benelux permettent de trouver des débouchés supplémentaires.
Maigres : un été à l'heure turque
Au premier semestre 2015, les envois français d'animaux maigres vers la Turquie ont totalisé 39 000 têtes. Les exportations de juillet et août semblent avoir poursuivi sur cette lancée et bénéficié de ventes précoces à la suite de l'épisode de sécheresse. Mais la dépréciation de la livre turque en août et l'arrivée du Brésil comme nouveau fournisseur de la Turquie annoncent une fin d'été plus délicate. Les engraisseurs italiens ont poursuivi le remplissage de leurs ateliers, sans pouvoir exercer de pression sur les prix.
Veaux : une période chaude difficile
Juillet et août ont été compliqués pour le veau de boucherie. La demande morose a entraîné un recul des abattages en juillet. Ceux des nourrissons ont entamé leur baisse saisonnière mi-juillet. La cotation du type lait mâle de 45-50 kg a ainsi perdu 36 €/tête jusqu'à la 3e semaine d'août où elle affichait 98 €. La baisse des cours devrait se poursuivre. Mais si les prix des petits veaux pâtissent des retards de sortie des veaux gras, la demande des distributeurs pour des veaux nés en France pourrait limiter les importations et tirer la demande de veaux nationaux.
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