Que se passe-t-il sur les marchés des produits industriels ? En un mois, de mi-mars à mi-avril, la cotation Atla de la poudre 0 % a perdu la moitié de la hausse réalisée depuis le début de l'année (- 400 €/t) pour revenir à 1 950 E/t. Un peu moins bousculée, la cotation des contrats de beurre perd quand même 200 €/t en un mois. Serait-ce le début du scénario noir de la fin des quotas si souvent évoqué ? Pourtant, l'Europe laitière ne connaît pas à ce jour de déferlante laitière. La collecte a reflué de - 1 % en janvier et de - 2 % en février. En France, les livraisons hebdomadaires de mars et début avril sont inférieures de 4 à 5 %. En Allemagne et aux Pays-Bas, la collecte du premier trimestre est en recul. Si les cours ont baissé, c'est que les acheteurs sont très prudents et ne se couvrent que pour leurs besoins immédiats. Ils attendent deux choses : le passage du pic de collecte en Europe, qui se situe d'ordinaire pendant la première quinzaine de mai, et l'attitude des producteurs européens désormais sans quotas. La Commission table sur une hausse de 1 % pour 2015 et écarte toute possibilité de crise.
Source : FranceAgriMer
COMMENT INTERPRÉTER CES GRAPHIQUES ? La courbe verte correspond à un prix moyen du lait en France. En mars, l'estimation d'Atla (Association des transformateurs de lait) l'établit à 300 €/1 000 l. La courbe jaune correspond à la valorisation en beurre et poudre d'un litre de lait collecté. Atla estime qu'elle est à 285 €/1 000 l. En mars 2015, la valorisation beurre-poudres était inférieur de 15 € au prix moyen du lait payé aux producteurs.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
Le bale grazing à l’essai
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
« Certes tout n’est pas tout beau tout rose, mais il faut positiver ! »
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs