Vaches : le surplus d'offres fait pression
Les réformes s'accélèrent en Europe et font pression sur les cours. À mi-octobre, les abattages de laitières ont enregistré une hausse de 8 % en France. Ceux de vaches allaitantes sont toujours en retrait (- 3 %) du fait des bonnes conditions de pâturage et de l'attente des règles d'attribution de la nouvelle prime couplée. En Allemagne, les réformes vont bon train aussi (+ 4 %) et l'embargo russe fait pression sur les cours. La cotation française de la vache O a perdu 14 c en quatre semaines pour tomber à 3,29 €/kg de carcasse mi-octobre (- 7 %/2013). La baisse atteint 18 c pour la vache P qui tombe à 2,75 (- 9 %/2013).
Jeunes bovins : encombrement
La chute spectaculaire des prix italiens semble terminée. Toutefois, cette baisse des cours a incité au maintien des taurillons dans les ateliers, et débouche aujourd'hui sur une offre importante d'animaux lourds. Les prix français sont sous pression, alors même que les sorties de taurillons allaitants sont au ralenti dans l'Hexagone. Ainsi, le cours français du JB U plafonnait à 3,84 €/kg de carcasse (- 6 %/2013). Le prix des JB laitiers est handicapé par la hausse des sorties de taurillons de conformation modeste et par l'encombrement du marché des réformes laitières : à 3,04 €/kg de carcasse mi-octobre (- 9 %/2013), le cours français du JB O restait orienté à la baisse.
Maigres : poursuite de la baisse
Le débouché italien reste limité, plombé par les cours en baisse des jeunes bovins. Les exportations vers l'Espagne ne permettent pas de compenser la faible demande italienne. Seules les réouvertures de l'Algérie et de la Tunisie pourraient à court terme soulager légèrement le marché. À moyen terme, cependant, la baisse des prix des animaux maigres, conjuguée à un recul des cours de l'alimentation animale, pourrait laisser espérer une stimulation des achats. Dans l'attente de cette éventuelle reprise, les cours des broutards français poursuivent leur repli.
Veaux : nouveau recul
Les cours des veaux de 8 jours ont de nouveau reculé (- 5 €/tête sur les quinze premiers jours d'octobre). Le marché des veaux laitiers est encombré et l'export vers l'Espagne ne suffit plus à maintenir les cours. La cotation du veau mâle de 45-50 kg affichait mi-octobre 64 €/tête, 10 % au-dessus du très bas niveau de 2013. Seuls les veaux croisés voient leurs cotations progresser, atteignant des niveaux supérieurs de 20 % à ceux de 2013. IDELE DÉPARTEMENT ÉCONOMIE
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