Le groupe Ermitage vient de modifier ses règles de gestion des volumes. Objectif : permettre à tous ses coopérateurs d’augmenter leur référence en dur, dite en « volume A » (la mieux rémunérée). Depuis la fin des quotas, seuls les jeunes agriculteurs s’en voyaient attribuer. Pour autant, tous n’arrivaient pas à les produire quand d’autres en demandaient. D’où la nécessité de bouger les lignes. Un exercice d’équilibriste consistant à moins donner à ces JA pour satisfaire les autres. Et parmi ces derniers, ceux répondant aux attributions de références supplémentaires(1) pour compenser les exploitations en sous-réalisation.
25 000 litres, et non plus 120 000 litres de A pour un JA
Dorénavant, une exploitation installant un jeune agriculteur ne recevra plus 120 000 litres de A pour le remplacement d’un associé ou 240 000 litres pour un associé supplémentaire, mais 25 000 ou 50 000 litres.
En revanche, comme tous les coopérateurs, ces JA verront leur référence en A s’accroître chaque année en fonction des disponibilités liées aux débouchés les plus valorisants pour l’entreprise. Cette nouvelle référence en dur vient d’être notifiée pour 2017 aux « Ermitage ».
Pour préserver les petites structures, tout en tenant compte des « dépasseurs » ayant contribué à l’activité de l’entreprise, ce supplément d’accès à la tranche A est établi selon deux critères : la moitié dépendante d’un volume forfaitaire par exploitation (environ 6 900 litres pour 2017), l’autre définie au prorata de l’apport réel des livraisons de l’année précédente par rapport à celles de la coopérative.
(1) Ermitage a accordé, en 2015 et 2016, 15 % de volume B supplémentaire payé au prix d’acompte avec tout ou partie des compléments de prix alloués.
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