Le marché des produits laitiers frais (yaourts, desserts, fromages frais et crème), qui valorise 13 % de la collecte nationale, est toujours dans une situation de crise. Les ventes diminuent, les prix subissent la guerre entre les enseignes de la distribution et les discours anti-lait se multiplient. Les ventes de 2015 représentent 1 833 millions de tonnes (4 727 millions d'euros), en baisse de 1,7 % par rapport à 2014. Depuis trois ans, cette érosion des ventes est continue. Elle a fait perdre plus de 100 000 tonnes à la filière, l'équivalent d'une usine moyenne (150 millions de litres de lait). C'est le segment des marques de distributeurs qui souffre le plus (- 3,7 %). Les prix de vente aux consommateurs d'ultra-frais ont légèrement progressé en 2015 (0,3 %) du fait de l'augmentation du segment « autres marques », alors que les marques de distributeurs (MDD) et les marques nationales baissent (- 0,5 %). Depuis 2012, le prix de vente moyen a reculé de 6 %. Seul point positif, les Français trouvent les produits laitiers frais « vraiment bons » (sondage Cniel). Ils en consomment chaque année 29 kg. Il faut noter aussi la forte hausse en 2015 des ventes de produits frais bio (13,8 %). C'est un phénomène qui paraît durable et solide pour la filière car le bio ne représente encore que 2,5 % des ventes.
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