Le modèle de contrat restera-t-il unique chez Lactalis ? Ou les OP obtiendront-elles des spécificités ? Serge Moly n’est guère bavard sur le sujet ! « Les discussions avancent, laissons-les aller à leur terme », lâche le responsable des approvisionnements de l’entreprise.
Les réunions s’enchaînent à différents niveaux, dans une ambiance plutôt sereine semble-t-il. L’Unell négocie pour ses membres (voir « Question à » Claude Bonnet). Les autres OP discutent de leur côté.
Ainsi l’Association des laitiers Lactalis de l’Ouest (1) (Allo) annonce des avancées : « Nous espérons aboutir à un accord pour le 1er avril 2017 », affirme Ronan Jacques, son président. Il ajoute que des adhérents veulent être libres de se développer et cet état d’esprit influence les débats. Alors que la cessibilité marchande des contrats vient d’être interdite, la gestion des volumes est un axe majeur de la discussion.
Lactalis maintient les 200 000 l contractuels alloués aux JA. Et en cas de cession d’exploitation, le contrat suivra. Allo affirme son attachement à une gestion individuelle des volumes. Ceux qui souhaitent se développer négocieront en direct avec l’entreprise. Sur ce point, Allo affiche sa divergence avec l’Unell, qui vise une gestion des volumes à l’échelle des OP. Pour Allo, ces volumes de développement n’entreront pas forcément dans le volume contractuel. Et ils pourraient être payés à un prix dit « de marché », correspondant peu ou prou au prix de base, et donc hors soutien de Lactalis lorsqu’il existe. Mais cela reste à finaliser. À l’Unell aussi, cette idée d’un prix différencié fait son chemin.
De plus, Allo cherche à réduire les pénalités pour dépassement du volume. Et l’entreprise souhaite encourager la production estivale. Un compromis se dessine autour d’une absence de pénalisation des dépassements de juin à octobre. La proportion du volume contractuel calculée sur cette période pourrait être réduite, ce qui remonterait mécaniquement son poids sur les autres et réduirait le risque de pénalités. Le mode de calcul reste à affiner.
Concernant le prix, Allo demande la suppression de la flexibilité additionnelle et voudrait parvenir progressivement à un prix plus réactif par rapport au marché. Une idée que ne rejette pas l’entreprise. Reste à définir le mode de calcul et à choisir un rythme.
PASCALE LE CANN
(1) Allo : 115 producteurs de l’ouest de la Bretagne, 85 Ml, membre d’OPLGO.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026