Vaches : cours sous pression
Les réformes laitières sont toujours dynamiques en France et dans certains États membres de l'UE, limitant la hausse saisonnière des cours qui stagnent depuis un mois. Mi-février, la cotation de la vache O atteignait 3,01 €/kg de carcasse (-1 %/2015), et celle de la vache P 2,61 €/kg (=/2015). La mauvaise conjoncture laitière devrait continuer à stimuler les réformes et à faire pression sur le prix de la viande. En vaches allaitantes, les prix restent pénalisés par une consommation toujours ralentie, alors même que les niveaux d'abattage en France restent bas. La cotation de la vache R poursuit donc son érosion à 3,75 €/kg mi-février (-3 %/2015).
Jeunes bovins : baisse de la demande pour les animaux bien conformés
Les sorties de jeunes bovins sont calmes : sur les cinq semaines se terminant mi-février, les abattages de taurillons de type viande comme de taurillons laitiers étaient en retrait de 2 % par rapport à 2015. Pourtant, les cours des jeunes bovins de type viande sont passés sous leurs niveaux des quatre dernières années, en raison de la baisse de la demande en animaux bien conformés sur tous les marchés-cibles de la France. Mi-février, le cours du JB U stagnait à 3,92 €/kg de carcasse et celui du JB R à 3,75 €/kg (-1 %/2015). À l'inverse, le marché des taurillons laitiers reste soutenu par les cours des vaches laitières et le maintien d'une demande allemande.
Maigres : les animaux légers recherchés
Le début de l'année 2016 est marqué par une demande forte en animaux légers, à destination de la Turquie, et faible en animaux lourds, boudés par l'Italie. Les broutards légers provenant de la zone indemne, peu nombreux en cette période de l'année, sont donc très recherchés. Certains engraisseurs de l'Ouest reportent une partie de leurs achats sur les animaux du bassin allaitant, ce qui soutient les tarifs. La hausse saisonnière des cours s'est donc enclenchée.
Veaux : le rebond de saison à venir ?
Le prix moyen pondéré du veau de boucherie s'établit en semaine 6 à son niveau de 2015 (6,21 €/kg carcasse). Le secteur bénéficie de coûts d'alimentation en baisse. La cotation du veau gras devrait se maintenir jusqu'à fin mars. La cotation du veau nourrisson de 45-50 kg a progressé, mais reste à un niveau bas à 80 €/tête en semaine 6 (+8 %/2015). Le ralentissement des naissances laitières laisse augurer une hausse saisonnière des cours. GEB-INSTITUT DE L'ELEVAGE
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