Le marché des protéines laitières reste très lourd en Europe. La cotation de la poudre 0 % est à parité avec le prix d'intervention et le restera dans les semaines, voire les mois à venir. La progression des exportations (14 % au troisième trimestre) ne parvient pas à combler les hausses de fabrication. L'afflux de collecte est tel en Europe du Nord que les unités de séchage arrivent à saturation. Conséquence, les stocks de fromage et de poudre s'accumulent. Le marché du beurre est un peu mieux équilibré, avec une cotation mi-décembre 2015 identique à celle de 2014 (2 900 €/t). Les exportations sont restées dynamiques, notamment sur l'Amérique du Nord et le Japon. Mais là aussi, les stocks repartent à la hausse. Cette conjoncture d'excédents laitiers se prolongera en début d'année 2016 au moins jusqu'au pic de collecte du printemps. Et ce n'est pas la baisse de la production en Nouvelle-Zélande (seulement - 2,7 % en octobre) qui compensera la hausse constatée aux Pays-Bas, au Danemark, en Irlande et en Allemagne. Il n'y a pas de signaux positifs pour les six prochains mois.
COMMENT INTERPRÉTER CES GRAPHIQUES ? La courbe verte correspond à un prix moyen du lait en France. En novembre, l'estimation d'Atla (Association des transformateurs de lait) l'établit à 305 €/1 000 l. La courbe jaune correspond à la valorisation en beurre et poudre d'un litre de lait collecté. Atla estime qu'elle est à 220 €/1 000 l. En novembre, la valorisation beurre-poudres était inférieure de 85 €/1 000 l au prix moyen du lait payé aux producteurs.
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