L
es éleveurs danois que nous avons rencontrés lors de notre voyage d'étude (1) nous ont marqués par leur niveau de productivité et leur motivation », souligne Dominique Tisseur, de Loire Conseil Élevage. En moyenne, 3 000 exploitations laitières y produisent 1,450 million de litres avec 220 vaches, à 9 000 kg de lait par an. Les installations y sont modernes, avec des équipements de confort pour les hommes (traite) et pour les animaux. Elles tournent avec des salariés et sont soumises à une pression environnementale forte.
« Ici la priorité, c'est le business »
« Alors que dans nos régions, nous avons des marges de progrès en matière d'efficacité économique (optimisation des systèmes, charges d'alimentation, gestion du salariat, qualité du lait avec un gros troupeau...), on trouve dans les élevages danois de quoi s'inspirer. Le challenge est d'y parvenir en gardant une certaine humanité d'éleveur, qui semble avoir disparu au Danemark. Alors que 80 % des élevages ont cessé leur activité en quinze ans, les exploitations sont très endettées (80 % en moyenne), et les banques sont décisionnaires. La priorité, c'est le business : combien ça coûte, combien ça rapporte », observe le conseiller. Autre constat : en matière d'automatisation, une certaine limite semble être atteinte. « Des éleveurs danois estiment que les robots, c'est très bien, mais trop cher. » Dans l'un des élevages visités, les trois robots ont été revendus au profit d'une TPA 2 x 24 pour 450 laitières.
ANNE BRÉHIER
(1) Dans le cadre du groupe expert nutrition de France Conseil Élevage.
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