Pour la sixième année consécutive, la Manche organise son challenge « Performance économique de l'atelier lait ». Cinquante-trois exploitations ont répondu à l'invitation du Conseil général, de la chambre d'agriculture, des centres de gestion CERFrance et AS Normandie, et de Littoral Normand Conseil Élevage. Elles sont réparties dans six catégories : « bio », « plus de 75 % d'herbe dans la SFP », « 65 à 75 % d'herbe », « moins de 65 % d'herbe », « lait + viande » et « robot ». « Sur leurs résultats comptables clos entre le 1er avril 2013 et le 31 mars 2014, les lauréates affichent un EBE d'au moins 70 000 €/UTAF », indiquent les organisateurs.
Sans surprise, les systèmes plus à l'herbe sont les mieux placés. La palme revient à la catégorie « bio ». Axel et Nicolas Houyvet (405 000 l) montent à 383 €/1 000 l de marge brute pour 100 €/1 000 l de charges opérationnelles (3 500 l/vache). En lait conventionnel, les « plus de 75 % d'herbe » et « 65 à 75 % d'herbe » ne sont pas loin : entre 298 et 350 €/1 000 l de marge brute pour 122 à 196 € de charges opérationnelles.
La catégorie « robot » bien placée
Avec 50 % d'ensilage d'herbe dans la ration fourragère hivernale et huit mois de pâturage, dont cinq mois et demi jour et nuit, Philippe Lesaulnier, équipé d'un robot, tire aussi son épingle du jeu : respectivement 291 € et 167 €/1 000 l.
Les lauréats ont un point commun : l'achat en morte-saison de leurs intrants cultures et la commande du correcteur azoté pour l'hiver prochain. « Merci à nos vaches ! » n'oublient pas Laurent et Pierrick Hamel, gagnants des « moins de 65 % d'herbe » (281 € de marge brute).
CLAIRE HUE
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