Mi-décembre, les responsables de l'OP Bel ont de nouveau rencontré l'entreprise. Il s'agit d'organiser la gestion des volumes à partir du 1er avril 2015. Tout n'est pas encore calé, mais les modalités se précisent. L'industriel a proposé aux éleveurs des volumes supplémentaires payés en B. Ils serviraient à fabriquer du fromage destiné à la fonte pour l'exportation. De 15 à 20 Ml de lait pourraient être valorisés ainsi chaque année. Le prix serait de l'ordre du prix A duquel on ôterait 10 €/1 000 l. L'OP a pris acte de cette proposition qui l'a un peu surprise. Elle va en discuter avec ses adhérents.
Cette ouverture sur des volumes supplémentaires traduit une dynamique de l'entreprise qui pourrait répondre aux aspirations d'éleveurs désireux de saturer leurs outils. Même si le paiement de la totalité des livraisons au prix A aurait été plus satisfaisant.
Par ailleurs, les discussions s'orientent vers l'attribution de 150 000 l pour tous les jeunes agriculteurs qui en font la demande, indépendamment du volume produit par l'exploitation reprise. L'entreprise et l'OP ne souhaitent pas conditionner cette attribution au projet du JA, ni plafonner les volumes par UTH. Les références libérées par les éleveurs cessant leur activité devraient être redistribuées de manière linéaire à tous les livreurs intéressés. Seules conditions à respecter, produire au moins 95 % de sa référence depuis deux ans et subir moins de 36 points de pénalité par an. Ceux qui en voudront davantage auront accès au volume B, si cette proposition est retenue.
En ce qui concerne la cessibilité des contrats, elle n'est pas prévue, sauf dans le cas où le volume de livraison et la localisation du point de collecte ne sont pas modifiés.
340 €/1 000 l en 2015 ?
Sur le mode de calcul du prix du lait, l'entreprise souhaite conserver le système actuel établi sur les indicateurs interprofessionnels. Elle ne cherche pas non plus à revoir les barèmes de saisonnalité. Pour 2015, elle envisage un prix proche de celui de 2013, soit autour de 340 €/1 000 l en moyenne annuelle. Mais il n'y a aucun engagement. Les prix pratiqués par la concurrence et l'évolution des marchés entreront en ligne de compte.
PASCALE LE CANN
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
Le bale grazing à l’essai
La Commission européenne projette la perte de 2,85 millions de vaches d’ici 2035
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs