J
'ai reçu les voeux de mon vétérinaire pour la nouvelle année... et l'annonce que, désormais, il ne m'accordera plus la remise qu'il m'accorde habituellement sur la totalité de ma facture, râle cet éleveur bas-normand. C'est une mauvaise nouvelle qui s'ajoute à la baisse du prix du lait. » Les vétérinaires ne font en fait qu'appliquer les nouvelles dispositions législatives. La loi d'avenir, publiée le 14 octobre 2014 interdit tous les avantages tarifaires sur la vente des médicaments antibiotiques (voir l'article 48 de la loi), « y compris la remise d'unités gratuites et des remises, rabais ou ristournes sur une autre gamme de produits qui serait liée à l'achat de ces antibiotiques », précise la loi. Cette mesure a pris effet ce 1er janvier. Pour les vétérinaires, cela signifie la suppression des remises arrière accordées par les laboratoires. Elles font partie des éléments de rémunération des praticiens. Pour les éleveurs, c'est effectivement la fin de gestes commerciaux de la part de leur vétérinaire.
La volonté des pouvoirs publics de réduire les antibiotiques
Ces interdictions rentrent dans un cadre plus large de la limitation de la consommation des antibiotiques. Le plan Ecoantibio, lancé par les pouvoirs publics, vise une réduction d'ici à fin 2016, de 25 % par rapport à 2013 des antibiotiques appartenant à chacune des trois familles des fluoroquinolones et céphalosporines de troisième et de quatrième générations. L'encadrement des pratiques commerciales fait partie du dispositif.
CLAIRE HUE
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