En 2014, la sole de maïs fourrage a légèrement progressé pour atteindre 1 484 000 ha. Les transferts de maïs fourrage vers une récolte en grain ont été moins importants que prévu (70 000 ha). Une pluviométrie estivale régulière et des conditions climatiques très favorables avant la récolte ont souvent compensé un début de campagne difficile, avec des implantations parfois médiocres, entraînant des levées hétérogènes et un enracinement superficiel. Au final, c'est une bonne année pour le maïs fourrage avec des rendements mesurés supérieurs de 1 à 2 tonnes de matière sèche par hectare par rapport à la normale. Ce sont surtout les cumuls de températures et la luminosité exceptionnelle en fin de cycle qui ont permis cette performance. Les analyses de fourrage montrent des ensilages avec des teneurs en matière sèche relativement élevées (une sur deux supérieure à 35 %). La teneur en amidon affiche une valeur médiane de 31,6 %, un peu en retrait par rapport à 2013. Même remarque pour la valeur azotée, plus faible que les années précédentes. La digestibilité de la partie tiges/feuilles est moyenne (dMOna : 57 %, à comparer à une dMo de fétuque élevée à 58 % ou à une dMO de paille à 42 %).
Une médiane à 0,91 UFL
Attention cependant, certaines analyses des régions Bretagne ou Basse-Normandie affichent des digestibilités tiges/feuilles très basses. Au final, la valeur énergétique médiane des analyses se situe à 0,91 UFL, bonne sans être exceptionnelle. Là aussi, certains maïs de Bretagne et de la Manche ont des valeurs faibles : en dessous de 0,85 UFL avec un encombrement élevé (supérieur à 1 UEL). Dans ce cas, les rations devront être densifiées fortement avec des matières premières ne comportant pas trop d'amidon.
DOMINIQUE GRÉMY
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