L’année est marquée par une prolifération d’insectes. J’ai dû traiter deux fois mes betteraves. Mes voisins sont intervenus sur leurs tournesols. J’utilise des insecticides qui respectent les auxiliaires. Pour protéger mes maïs contre la pyrale, j’utilise depuis plus de vingt ans des trichogrammes. Cette attention portée à préserver les auxiliaires a un coût non négligeable. Environ 40 €/ha pour les trichogrammes. Ça me coûterait deux fois moins cher avec un traitement insecticide. Je ne comprends pas qu’on ne favorise pas cette technique par un biais financier ou autre. Depuis maintenant trois ans, des chenilles processionnaires ravagent les chênes de la région. Malgré de multiples demandes, aucun début de solution ne m’a été apporté, sinon de mettre en place des clôtures le long des bosquets pour éviter les démangeaisons de mes animaux. On nous demande sans cesse de respecter l’environnement. Mais quand celui-ci nous agresse, nous devons subir. D’ici un ou deux ans, nous n’aurons plus de bosquet. Est-il prévu de tenir compte du fait que cette disparition n’est pas due à notre mode de fonctionnement ? »
« À quand un coup de pouce à ceux qui traitent de façon raisonnée ? »
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