A la fin mai, la majorité des maïs ont pu être semés dans le grand Ouest, le Nord, la Picardie et Champagne-Ardenne. Ce n'est pas le cas en Rhône-Alpes, particulièrement dans la Bresse et les Dombes, et dans certains secteurs du Sud-Ouest où localement, il peut rester 50 % des surfaces à semer. Dans ces situations, un semis de début juin est toujours possible, à condition d'accéder à des variétés suffisamment précoces pour arriver à un stade de récolte en ensilage à 28 % de matière sèche avant le 15 octobre. Cela pourrait être problématique dans les zones les plus froides. Les intempéries ont particulièrement touché les vallées de la Marne et de la Seine, où le ressemis s'imposera après le ressuyage des zones inondées. La grande majorité des maïs semés fin avril-début mai ont souffert aussi du froid et de l'humidité exceptionnels de la deuxième décade de mai. Les plantes au stade allant de 2 à 5 feuilles affichaient alors une couleur jaune verdâtre qui trahit un arrêt de végétation. Rien d'inquiétant pour autant, à condition que la chaleur revienne rapidement. C'est toujours en juin et juillet que s'accumulent les sommes de températures importantes. Sauf exception, la pression des ravageurs (corvidés et taupins) semble avoir été moins forte que les années passées. Sur le front du désherbage, le froid a aussi ralenti la levée des adventices, mais il faudra être très vigilant dès le retour des températures normales.
DOMINIQUE GRÉMY
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