La crise du Covid-19
a montré à quel point les métiers mal rémunérés (éboueurs, aides-soignants, agriculteurs…) étaient indispensables à notre société. Alors que certains parlent d’un monde d’après, où le travail de ces personnes serait mieux considéré, j’ai bien peur que cette prise de conscience ne soit qu’un feu de paille. En effet, à peine le déconfinement commencé, des masques usagés ou des bouteilles sont jetés dans nos champs, traduisant un manque total de respect pour les autres. On a beau se dire que c’est le fait d’une minorité, c’est décourageant. De même concernant la pollution aux particules fines, de nouveau les agriculteurs sont pointés du doigt. Déjà oubliés, les sauveurs de la nation ! Taper sur les paysans en permanence et d’une façon injustifiée risque de les inciter plutôt à se replier sur eux-mêmes. C’est contre-productif. Espérons que nous pourrons exploiter les choses positives vécues pendant cette crise pour discréditer ces attitudes démoralisantes.
Bonne nouvelle : grâce aux pluies d’avril, nous avons fait sur notre ferme une bonne première coupe d’herbe. Ce qui n’a pas été le cas chez des collègues où les fauches étaient plus précoces. »
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