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Avant de toucher à la ration en vue de réduire les émissions de méthane de son troupeau, il faut les corréler avec la production et l'ingestion. En effet, les rations à base d'amidon et pauvres en fibres sont moins méthanogènes que les autres.
Réduire les émissions de méthane de l'élevage est un enjeu actuel fort. L'alimentation en est un levier. La ferme expérimentale des Trinottières, située dans le Maine-et-Loire, a testé à ce sujet trois types de rations sur son troupeau laitier :
- La ration Trinos (habituellement distribuée au troupeau) : 67 % ensilage de maïs, 25 % tourteau de colza, 8 % autres. Une ration à 25 % d'amidon et 41 % de NDF ;
- La ration CH4- (visant à réduire les émissions) : 63 % ensilage de maïs, 16 % tourteau de colza, 8 % graines de lin extrudée, 13 % autres. Une ration à 24 % d'amidon et 40 % de NDF ;
- CH4+ (favorisant la méthanogénèse) : 63 % ensilage ray-grass italien, 16 % tourteau de colza, 19 % pulpe de betteraves, 2 % autres. Une ration à 1 % d'amidon et 42 % de NDF.
Les chercheurs n'ont pas constaté de différences sur les émissions de méthane entre les trois rations. En revanche, ramenées à l'ingestion et à la production, les émissions sont différentes : les lots CH4- et Trinos ont émis moins de méthane que le lot CH4+ (de - 15 à - 26 % de méthane pour une ingestion supérieure de + 6,6 kg MS/VL/j et + 8,5 kg lait/VL/j). Conclusion : les rations à base d'amidon et pauvres en fibres sont moins méthanogènes.
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