Si la betterave fourragère permet d'enregistrer de meilleurs taux, le volume de la production laitière s'en retrouve également impacté. Une opération neutre en quelque sorte, mais qui permet de diversifier son approvisionnement en fourrage, avec un aliment présentant des valeurs énergétiques intéressantes.
Durant deux hivers, la station expérimentale de Trévarez (29) a évalué l’intérêt de l’incorporation de betteraves fourragères dans la ration des vaches laitières. À l'occasion d'un webinaire organisé par l'Institut de l'élevage, Élodie Tranvoiz, chargée d'étude en production laitière pour la Chambre d'agriculture de Bretagne, est revenue sur le bilan des essais.
Plus de taux, mais moins de lait
L’ajout de 4 kg de MS de betteraves fourragères à la ration a amélioré les taux, avec un gain de 1,9 g/kg de TB et de 1,6 g/kg de TP chez les multipares. Le TB moyen est ainsi passé de 43,1 g/kg pour le témoin, à 44,0 g/kg pour le lot bénéficiant de betteraves fourragères. L'écart s'avère plus important pour les multipares. De même pour le TP, à 31,8 g/kg pour le lot témoin contre 32,5 g/kg pour le lot expérimental. Encore une fois, l'écart se creuse avec les multipares.
Le gain est toutefois nuancé par la perte de 1 kg de lait par jour pour l’ensemble du troupeau : la quantité de matières produites est donc restée stable. Si le lot témoin produisait 29,3 kg de lait en moyenne, le lot bénéficiant de betteraves fourragères avait un niveau de production autour de 28,3 kg.
L’incorporation de betterave fourragère dans la ration n’a pas eu d’impact sur le niveau d’ingestion des animaux. Les vaches du lot témoin comme celles du lot complémenté avec les betteraves ont ingéré un peu moins de 24 kg de MS par jour.
L’amélioration des taux engendre une majoration du prix du lait de l’ordre de 10 €/1 000 l. Toutefois, le coût de production de la betterave et la diminution du volume produit font que la substitution d’ensilage de maïs par des betteraves fourragères est une opération neutre. Pour un troupeau de 75 vaches laitières avec 3 mois d’utilisation de la betterave, l’écart entre les deux options avoisine les 200 € en défaveur de la solution incluant les betteraves fourragères.
En comparaison avec le maïs, la betterave fourragère permet de produire autant de matière sèche, mais propose de meilleures valeurs énergétiques. La culture de la betterave aura ainsi permis de produire 20 % d’UFL/ha, avec des rendements de l’ordre de 14 t de MS/ha sur la ferme de Trévarez. C’est également un moyen de diversifier ses cultures pour assurer son autonomie fourragère.
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