Le passage au mois de mars signe la fin de l’hiver météorologique. L’occasion pour Météo France de dresser un bilan des trois mois hivernaux, décembre 2025, janvier et février 2026.
La pluie. C’est l’élément marquant de l’hiver 2025-2026. Lors d’un point presse ce mercredi 4 mars 2026, Christine Berne, météorologue chez Météo France, est revenue sur ces trois mois : « cet hiver est le 8e plus arrosé. Si décembre a été relativement sec, le mois de février est lui le plus arrosé depuis 1959 avec une anomalie de 100 %, ce qui signifie une pluviométrie qui a doublé par rapport à la normale »
Entre le 7 janvier et le 19 février 2026, les dépressions se sont succédé sur la France, avec des pluies quasi-quotidiennes sur la plupart des régions. Ainsi, sur janvier et février 2026, la pluviométrie a dépassé en moyenne 250 mm, soit un excédent de 70 % par rapport à la normale sur cette période de deux mois. Sur les trois mois hivernaux, l’excédent pluviométrique atteint 35 %.
Si l’humidité des sols était à un niveau normal début décembre, elle a atteint des niveaux records à la mi-janvier, avec des sols saturés d’eau. Cet excédent de précipitations s’est traduit par des crues majeures sur la Garonne, la Maine, la Loire et la Charente.
Lucie Chadourne-Facon, directrice du service Central Vigicrues, qualifie cet hiver « d’extraordinaire sur le plan hydrométéorologique ». Les premières fortes précipitations ont débuté entre le 18 et 27 décembre 2025 sur la partie méditerranéenne, puis ont perduré du 7 janvier à fin février. Au total, la France a connu 50 jours en Vigilance crue de niveau orange ou rouge sur l’hiver, soit plus de deux fois la moyenne historique des 20 années d’existence du service de la Vigilance aux crues.
« Ces épisodes de crues sont remarquables par leur durée et par leur étendue géographique », pointe Lucie Chadourne-Facon, qui note toutefois que ces crues historiques n’ont pas dépassé les plus hautes eaux répertoriées.
Très peu de gelées
Côté thermomètre, l’hiver 2025-2026 enregistre une anomalie de température positive de + 1,7°C, ce qui le classe au 4e rang des hivers les plus doux depuis 1990, derrière les hivers 2019-2020, 2015-2016, 2023-2024. Avec + 3,5°C par rapport à la normale 1991-2020, février 2026 est le 2e hiver le plus chaud, derrière février 1990.
« Une seule séquence hivernale a été enregistrée, entre fin décembre et début janvier, elle a été localement intense, mais cet épisode a été court, pointe Christine Berne. On note 10 à 15 jours de gelées en moins par rapport à la normale. »
Au niveau ensoleillement, il est en déficit de 5 % sur l’hiver, malgré un mois de décembre plus ensoleillé que la normale (+ 10 %). Mais février 2026 termine avec un déficit de 20 % d’ensoleillement.
Déficit de pluies dans le nord-est
Parmi les faits marquants de l’hiver 2025-2026, il faut noter le passage de trois fortes tempêtes : Goretti, Nils et Pedro.
Enfin, si la pluviométrie a été excédentaire sur la quasi-totalité des régions, des disparités sont à signaler. Ainsi le quart nord-est a reçu 15% de pluies en moins que la normale, et a connu des températures plus douces qu’à l’accoutumée. En revanche, l’Occitanie et la Corse ont une pluviométrie deux fois supérieures à la normale.
« Aujourd’hui, à la sortie de l’hiver, les sols sont très humides sur la quasi-totalité du pays. C’est une situation plutôt bénéfique pour la nature avant de démarrer le printemps. Mais le risque de sécheresse à l’été n’est pas écarté et dépendra de la pluviométrie et des températures printanières et estivales », conclut Christine Berne.
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