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Mesures européennes de régulation laitière, embargo russe, stratégie alimentaire de l’ogre chinois… : Jean-Paul Simier, directeur du marché de l’agriculture à l’agence Bretagne développement innovation, analyse l’évolution du marché laitier en France, en Europe et dans le monde.
A l’occasion du Space 2016, Jean-Paul Simier analysait l’ évolution du marché laitier à l’aulne des trois dimensions française, européenne et surtout mondiale. Pour lui, la mise en place des mesures européennes de régulation laitière, avec l’indemnisation des producteurs pour les kilos de lait non produits dans les prochains mois, témoignent de « la sensibilité du cours du lait aux variations de la production européenne et mondiale. » L’UE aurait produit selon lui environ 10 Mds de litres en trop depuis deux ans. « Seulement 7 % d’excès de production en UE ont fait baisser les prix de 20-30 %. » Et en renonçant à produire un peu plus de 1 Mds de litres, l’Europe n’intervient que sur environ 2,5 % de la production du vieux continent.
[Analyse] Jean-Paul Simier: « La principale préoccupation de la Chine reste sa sécurité alimentaire »
Et le spécialiste de rappeler : « l’ embargo russe subi par les éleveurs français et européens représente la production laitière d’une région comme la Normandie » Autrement dit : l’embargo imposé par le Kremlin représente bien plus qu’une simple épine dans le pied de la filière lait.
Sur le plan mondial, toutes les attentions doivent se concentrer sur le marché asiatique . Faut-il se méfier de l’ogre chinois ? « Il faut rester pragmatique avec la Chine », assure Jean-Paul Simier. « Le pays concentre 1,4 milliards d’habitants, soit 20 % de la population mondiale, mais ne dispose que de 9 % des terres cultivables. La principale préoccupation de la Chine reste sa sécurité alimentaire, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif. » Avec le développement économique, même ralenti en ce moment, l’urbanisation galopante et l’élévation du niveau de vie engendre une demande accrue en produits agricoles plus élaborés. « Le beurre et la poudre de lait ne seront pas les seuls produits qui intéresseront un pays qui restera structurellement importateur. En témoignent les investissements de Synutra en Bretagne pour la fabrication de poudre de lait infantile. »
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