Après avoir marqué une pause en 2018 dans sa forte baisse engagée depuis le début des années 2010, « l'exposition globale des animaux a diminué de 10,9 % entre 2018 et 2019 », selon un rapport annuel de l'Anses sur les ventes d'antibiotiques, publié mercredi. « Par rapport à 2011, on a une baisse de 45,3 % de la pression des traitements antibiotiques, avec une décroissance régulière », s'est réjoui Jean-Pierre Orand, directeur de l'ANMV (Agence nationale du médicament vétérinaire), lors de la présentation de ce rapport. Entre 2018 et 2019, l'exposition a nettement baissé pour les bovins (- 9,9 %), pour les porcs (- 16,4 %), et pour les volailles (- 12,8 %), les trois familles les plus consommatrices en tonnage. En revanche, les lapins (+ 1,5 %) et les carnivores domestiques, chiens et chats principalement (+ 2,1 %), ont vu leur exposition augmenter légèrement.
« A ce stade-là, ce n'est pas significatif, mais ça mérite une surveillance plus attentive, pour voir si dans le temps on est sur une phase de plateau ou si au contraire, on revient vers une phase de croissance », a commenté Jean-Pierre Orand.
La France avait lancé en 2012 un premier plan gouvernemental de cinq ans pour faire baisser le recours aux antibiotiques en matière de santé animale, que ce soit pour les élevages ou les animaux de compagnie. Ce plan EcoAntibio a été relancé pour cinq années supplémentaires, jusqu'en 2021. Par ce biais, les autorités entendent lutter contre l'antibiorésistance, « un défi majeur et mondial de santé publique », comme le rappelle le ministère de l'agriculture. « La perte d'efficacité des antibiotiques impacte la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes, ces santés étant interconnectées et formant un tout », indique le ministère sur son site.
À en croire un rapport de l'agence européenne de surveillance de la consommation des antimicrobiens (ESVAC) publié en automne, ces efforts permettent à la France de figurer plutôt parmi les bons élèves européens : elle se classe ainsi en 14e position, mais avec un résultat nettement inférieur à la moyenne européenne.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026