Les deux agriculteurs, Michel et Jean-Yves Galopin, à la tête de la Gaec de la Revelerie, à Charentilly, près de Tours (Indre-et-Loire) étaient poursuivis pour mise en danger de la vie d'autrui, inexécution d'une procédure de retrait ou de rappel, et mise sur le marché de produits préjudiciables pour la santé. Leur tomme de vache au lait cru a été qualifiée de « bombe bactériologique » par un rapport du Laboratoire de Touraine.
Prises de maux de tête et de ventre, de raideurs à la nuque, les quatre victimes parties civiles - quatre femmes au moins sexagénaires - ont subi des hospitalisations prolongées au service des maladies infectieuses. L'une d'elles souffre toujours de complications neurologiques. « Cinq ans après les faits, ma cliente a du mal à faire une simple addition », selon son avocat, Me Michel Arnoult. Enfin, une victime, guérie de la listériose, a enchaîné avec un diabète et en est morte en 2012. « La listériose n'a pas tué ma femme, mais cela l'a rendu plus fragile », a dit François Mestre.
Etaient en cause l'hygiène douteuse de cette exploitation de onze vaches et d'une quarantaine de chèvres, l'absence d'un système de traçabilité et des contrôles aléatoires sur la production et surtout une vache malade qui n'a pas été détectée ni soignée à temps. Le procureur a réclamé quatre mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende, contre les éleveurs. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 19 mai.
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