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La coopérative Feder, spécialisée en viande bovine et ovine, souhaite accompagner le développement des ateliers d’engraissement. Pour cela, elle veut sécuriser les approvisionnements en céréales et créer une caisse de sécurisation pour les éleveurs-engraisseurs de jeunes bovins.
Créee en 2012 suite au regroupement de cinq coopératives (Socaviac, Global, Terre d'ovin, Goopagno, Les éleveurs bio de Bourgogne), Feder rassemble 4.500 éleveurs bovins et ovins sur un territoire allant des Ardennes au Cantal. « Feder s’affirme comme la première coopérative animale au niveau national avec 3.700 bovins et 3.000 ovins commercialisés chaque semaine », fait remarquer Bertrand Laboisse, son président.
Pour faire face à une conjoncture du maigre peu porteuse depuis plusieurs mois, notamment suite à la baisse des exportations vers les ateliers d’engraissement italiens, Feder développe 2.600 places d’engraissement en 2014, dont 1.000 en Auvergne, 960 en Bourgogne et 630 sur la Champagne-Ardenne. Plus de la moitié de ces jeunes bovins sont contractualisés.
En partenariat avec Axereal
Feder ambitionne de créer davantage de places d’engraissement avec son projet "Feder – Aval – Céréales" porté en partenariat avec la coopérative Axereal. Pour Bertrand Laboisse : « les différents partenaires de la filière (éleveurs, coopératives, aval et céréales) sécurisent les approvisionnements et les cours car on gomme cet effet de volatilité des prix afin d’apporter davantage de lisibilité et de confiance ».
Caisse de sécurisation
Le projet "Feder – Aval – Céréales" (Fac) a pour objectif de sécuriser l’avenir des éleveurs-engraisseurs : on diminue les risques liés à l’engraissement par un contrat avec la mise en place d’une caisse de sécurisation qui jouera le rôle d’amortisseur de prix du marché. Cette « caisse tampon » devrait être notamment soutenue par les Conseils généraux. A la fois en appui technique et financier, Feder prévoit 5 millions d’euros deprêts à l’investissement et à la trésorerie des exploitations.
Valeur ajoutée française
« Ce partenariat entre le monde végétal et animal valorise une production locale de qualité, on limite ainsi l’attrait du marché du maigre et on donne une valeur ajoutée importante à ces bovins finis et abattus en France. Ce projet a également une grande ambition sociétale par la relocalisation de l’emploi de la filière viande sur notre territoire ou encore par l’utilisation de céréales produites localement.»
Enfin, Feder souhaite accompagner les jeunes agriculteurs dans leurs projets d’engraissement et développer des marchés de niche comme le bœuf primeur Salers et Charolais castré à trois semaines. Le goût du bœuf se rapprochant davantage de celui de la viande de femelles prisée des consommateurs français ».
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