 Pour Stéphane Le Foll, « le coût de l'alimentation dans le lait a augmenté, on ne peut pas proposer des baisses de prix au niveau de la grande distribution ». (© Terre-net Média) |
« L'idée, c'est de veiller à l'application de la Lme », a déclaré à l'Afp Pierre Moscovici venu en compagnie de son collègue de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, visiter le stand de l'Interprofession laitière (le Cniel). «
Une loi, c'est fait pour être appliquée », a-t-il ajouté en appelant la grande distribution à la «
responsabilité ».
Cette dernière négocie actuellement avec tous ses fournisseurs, et notamment les producteurs et transformateurs de lait, l'accord tarifaire qui doit entrer en vigueur à partir du 1er mars pour une durée d'un an. Producteurs et transformateurs réclament que la hausse des prix des céréales, nécessaires pour nourrir les vaches laitières, soit prise en compte dans le tarif auquel la grande distribution leur achète le lait.
Une baisse des prix n'est pas envisageable pour le gouvernement
« Je veux avec Stéphane Le Foll dire à la grande distribution que je l'appelle à la responsabilité. Il faut qu'on parvienne à des accords qui soient des accords équilibrés », a poursuivi Pierre Moscovici. Et, a-t-il prévenu, « si ce n'était pas le cas, nous sommes prêts à envisager en effet de légiférer davantage si nous ne parvenions pas à des accords équilibrés. Le consommateur doit être protégé, mais le producteur, le transformateur doivent l'être tout autant, c'est l'esprit de la Lme. » « Je souhaite qu'elle soit respectée, je souhaite qu'elle soit appliquée, je souhaite que les négociations aboutissent dans le bon sens, mais si c'est nécessaire, il ne faut pas hésiter à légiférer, ce qui veut dire d'une certaine façon, durcir l'application », a conclu Pierre Moscovici.
Abondant dans le même sens, Stéphane Le Foll a estimé qu'il fallait « faire en sorte qu'il y ait des accords qui permettent d'intégrer aujourd'hui ce qui est une réalité, le coût de l'alimentation dans le lait a augmenté, on ne peut pas proposer des baisses de prix au niveau de la grande distribution ».
Le président François Hollande avait promis samedi, en inaugurant le 50e Salon de l'agriculture, un soutien « exceptionnel » aux producteurs laitiers « qui sont dans une situation (financière) très délicate ».
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