
La fièvre Q est une maladie bactérienne qui provoque des troubles de la reproduction chez les bovins. La vaccination, notamment sur les génisses, permettrait d’en venir à bout. Il s’agit d’une zoonose, c'est-à-dire qu’elle est également transmissible à l’homme.
![]() Les vaches excrètent la bactérie dans le lait, les urines et lors de la mise bas où l’excrétion est maximale. L’homme se contamine par voie respiratoire. Cette infection n’entraine pas de symptômes dans 60 % des cas. Dans les 40 % restants, elle peut engendrer de la fièvre, de la toux, des pneumonies, voire des avortements chez la femme enceinte. (© Terre-net Média) |
La fièvre Q, bien connue chez les ruminants pour causer des problèmes d’infertilité, est transmise par une bactérie. Un grand nombre d’espèces animales peuvent être infectées par la bactérie Coxiellaburnetii. Chez la vache, la fièvre Q provoque des avortements généralement tardifs et sans autre signe clinique associé. Elle cause des métrites (infection de l’utérus) et des troubles respiratoires, comme des pneumonies, notamment chez les animaux jeunes.
Une des premières causes d’avortement infectieux
![]() Principales causes d'avortement infectieuses. (© Gds) |
Les animaux infectés, avec ou sans symptômes cliniques, excrètent la bactérie dans le lait, les fèces, les urines et les sécrétions vaginales. « Une seule vache contaminée peut faire exploser le nombre de bactéries dans l’environnement », explique Thomas Aubineau, vétérinaire au Gds d’Ille-et-Vilaine.
La vaccination plus efficace sur génisses
« Nous avons perçu le effets de la vaccination au bout de 5 à 6 mois », explique Guillaume Houitte, éleveur. Avec les deux tiers de ses Normandes séropositives, il a connu de nombreux problèmes d’avortement en 2010 et de maladies pulmonaires sur les veaux .
« D’après nos études, l’analyse du lait ne semble pas être un bon indicateur de la présence de fièvre Q dans un élevage, note le docteur Aubineau, faire des analyses de l’environnement du bâtiment se révèle plus fiable ».
« Vacciner les génisses vers l’âge d’un an suivi d’un rappel sur les primipares semble très efficace, estime Thomas Aubineau. Les résultats sur vaches sont variables et la vaccination semble plus efficace sur les vaches vaccinées avant la mise à la reproduction. Nous notons également un effet bénéfique du traitement antibiotique à base d’oxytétracycline qui limite le risque que la vache traitée excrète la bactérie au vêlage ».
Une bonne ambiance en stabulation limite la propagation de la bactérie
L’ambiance du bâtiment, la densité animale, le type de couchage (aire paillée ou logettes) sont des éléments importants qui peuvent favoriser la contamination. L’excrétion est maximale lors de la parturition, en particulier à cause du placenta qui contient un grand nombre de bactéries.
« De plus, la bactérie est extrêmement résistante et peut survivre près de 150 jours dans le sol », explique le Gds. Elle résiste à de nombreux désinfectants, seules la chaux chlorée à 2 % ou la cyanamide à 0,6 % durant une semaine en viennent à bout. Pour limiter la propagation de la bactérie, il convient de stocker dans un espace réservé à l’équarrissage ou de détruire les placentas et avortons.
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