Le logement des veaux en collectif commence à devenir une arlésienne pour la filière laitière. En 2020, l’initiative citoyenne européenne « end the cage age » mettait la question du bien-être animal sur la table, avec pas moins de 1,4 million de signatures. En réponse, la Commission européenne s’est tournée vers l’Efsa (l’autorité européenne de sécurité des aliments) afin de bénéficier de préconisations établies par des scientifiques pour améliorer le bien-être en élevage.
Parmi elles figure des recommandations sur le logement des veaux laitiers. À l’occasion du webinaire « Colocavo » organisé par l’Institut de l’élevage et FranceAgrimer, Luc Mirabito, responsable de projets bien-être animal pour l’Idele, a rappelé les orientations données par l’Efsa. Elles serviront de base à la future réglementation bien-être animal.
Le logement collectif dès la naissance dans les tuyaux
Dans les tuyaux : la mise en place de logements collectifs. Une manière de permettre les comportements sociaux chez le jeune veau. Mais « les cases individuelles ont avant tout été mises en place pour des raisons sanitaires… », rappelle l’expert.
Il n’empêche que dans la littérature, la pratique a ses avantages. « Comportement social plus développé, développement cognitif des animaux, consommation d’aliment solide augmentée… »
10 % des éleveurs élèvent leurs veaux en collectif
La pratique reste un challenge pour la filière. Une étude réalisée par le projet Colocavo sur 227 fermes montre que 80 % des veaux vendus sont logés de manière individuelle. « Il y a tout de même un petit 10 % des éleveurs qui élèvent leurs veaux de manière collective dès la naissance. Les autres misent sur d’autres pratiques, ou passent de l’individuel au collectif avant la vente », explique Nicolas Gaurillière, responsable conseil chez Éliance.
Mais l’élevage des génisses de renouvellement montre que les éleveurs pratiquent tout de même l’élevage en collectif. « Elles sont souvent élevées en individuel jusqu’à 2 ou 4 semaines, puis passent en collectif ». Moins de 10 % des éleveurs pratiquent le logement individuel jusqu’au sevrage des génisses.
Plus de surface pour jouer
L’autorité européenne propose également de revoir des surfaces minimales. « Les experts de l’Efsa ont considéré les comportements de jeu comme un indicateur crucial de bien-être. Ils ont constaté que pour les maximiser, il fallait 30 m² en individuel et 20 m² en groupe. Pour le repos, ils proposent également une surface de 3 m². Et 3m² pour 7 ou 8 veaux, au final, ça fait une case d’un peu plus de 20 m² », détaille Luc Mirabito.
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