Le taux de mortalité des veaux dans les élevages laitiers français s’élève à 11,1 %, dont 8,4 % durant la phase critique de la première semaine de vie.
Dans le contexte économique actuel, le prix de ces animaux n’incite pas à l’acharnement thérapeutique. Dès lors, passer sous le seuil objectif de 10 % de mortalité exige de mettre en œuvre une somme de petits détails autour du vêlage, depuis la conduite des vaches taries jusqu’à l’hygiène du logement et de la buvée, en passant par la gestion du colostrum. C’est du temps à consacrer aux soins en nurserie, ce qui explique en partie que la mortalité observée augmente avec l’accroissement de la taille des troupeaux, mais aussi dans les systèmes de polyculture-élevage.
Assurer une bonne croissance après la phase critique de démarrage du veau
Au-delà de la mortalité au démarrage, la morbidité des petites génisses coûte cher : elle est à l’origine de retards de croissance pendant la phase lactée, qui auront des répercussions sur l’expression du potentiel laitier de la vache adulte. Là encore, l’hygiène et le strict respect du plan d’allaitement sont déterminants pour atteindre des GMQ de 800 à 900 g et un poids minimal au sevrage de 90 kg à environ 70 jours de vie. Cet objectif est fixé pour préparer la génisse à atteindre au moins 200 kg à 6 mois et 400 kg à 15 mois, au moment de l’insémination, dans l’optique de vêlages à 2 ans. Sur cette base solide, il est ensuite possible, à l’instar du Gaec Tondeux en Ille-et-Vilaine, d’envisager une stratégie de vêlages très précoces dans une logique d’amortir les coûts d’élevage.
Dossier réalisé par la rédaction de L’Éleveur Laitier
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