Environ 57 % des éleveurs font le choix de ne pas vacciner, ou très rarement, leurs veaux ou vaches gestantes. Près de 43 % des éleveurs vaccinent, de manière assez homogène puisqu’ils sont 13,5 % à la faire contre les maladies respiratoires (grippe, RSV, IBR, maladies bactériennes,…) et 11 % plutôt pour faire face aux maladies digestives (diarrhées virales dues à la BVD ou la maladie des muqueuses). Plus de 12 % vaccinent pour prévenir ces deux types de problèmes sanitaires. 3 % vaccinent uniquement contre d’autres maladies.
Par ailleurs, le sondage n’indique pas la part d’éleveurs laitiers et allaitants, mais on sait que la vaccination est une pratique plus courante dans les élevages de bovins allaitants (environ 67 %) que chez les laitiers et qu’elle semble davantage pratiquée dans l’Est de la France que dans l’Ouest (majoritairement laitier).
Sondage en ligne sur la vaccination des veaux sur Web-agri.fr en septembre 2016, 628 votants.
Systématique en allaitant ?
D’après une enquête nationale auprès des réseaux d’élevages allaitants datant de 2010, la vaccination est systématique dans 67 % des élevages. Les frais vétérinaires moyens s’élevaient à 47 €/UGB, soit 79 €/ vache allaitante, dont la vaccination (hors FCO) représente 18 %. 80 % des élevages de plus de 100 vaches allaitantes vaccinent systématiquement dans un souci d’assurer un bon état sanitaire du troupeau sans le coût et le temps que prennent les autres approches préventives. Dans les troupeaux plus petits, les stratégies de vaccination sont moins homogènes : 1 éleveur sur 2 ne vaccine pas, préférant d’autres stratégies préventives plus facilement permises par la taille de troupeau.
Il apparaît un lien fort entre la vaccination et la période de vêlages. En effet, on constate que 2 éleveurs sur 3 ne veulent pas prendre de risque avec leurs veaux en bâtiment (vêlages groupés d’automne, d’hiver et étalés) et préfèrent les protéger en adoptant une stratégie de vaccination systématique. En vêlages de printemps, ils ne sont qu’un quart, ce qui peut s’expliquer à la fois par des problèmes de contention (densité et place disponible) et à la fois par des risques infectieux moins prégnants sur les veaux à cette période (-15 points de morbidité des maladies respiratoires par rapport au vêlage en bâtiment) si l’allotement est bien fait par classes d’âges.
Pour les éleveurs pratiquant la vaccination systématique, elle a un coût de 10€/UGB (hors FCO), contre 2,6 €/UGB pour ceux ne vaccinant pas systématiquement. Dans cette étude nationale sur 473 éleveurs allaitants, 40 % d’entre eux considèrent que la mortalité des veaux est un problème chez eux.
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