Avec 1,43 million de tonnes équivalent carcasse, la production de bovins finis serait en baisse de -1 % par rapport à 2020, année qui avait marqué un rebond de +0,6 %, prévoit l’Institut de l’élevage (Idele).
Les tonnages de femelles devraient baisser de 7 000 téc, après une hausse de 1 % en 2020. La décapitalisation du cheptel de vaches allaitantes se poursuit, et « la baisse du nombre de génisses de renouvellement conduira à un ralentissement des réformes allaitantes (-0,5 %), dont le poids moyen devrait rester stable par rapport au niveau élevé de 2020 », indique l’Idele.
Une diminution du nombre de génisses de boucherie est également anticipée, de l’ordre de -0,8 %, « mais leur poids moyen continuera d’augmenter en réponse au développement attendu du Label Rouge ».
Enfin, le cheptel de vaches laitières, à un bas niveau fin 2020 en raison de la pandémie qui a contraint à une réduction de la production de lait, devrait poursuivre sa baisse jusqu’à -1,8 % en 2021. Les génisses de renouvellement sont peu nombreuses à entrer en production, ce qui devrait contribuer au recul des réformes de vaches laitières (-1,7 %).
Les tonnages de mâles non castrés devraient diminuer de 5 000 téc, ceux de bœufs de 1 000 téc et ceux de veaux de boucherie de 1 000 téc.
Les exportations de broutards seraient stables
Après une baisse en 2020, le disponible exportable de broutards pourraient se stabiliser en 2021, entre la stabilité des naissances, l’érosion du cheptel de mères, et le prix élevé des céréales qui pourrait inciter des engraisseurs à privilégier la vente des récoltes. La demande italienne reste présente, mais l’incertitude demeure quant aux importations espagnoles (nouvelles contraintes de vaccination contre la FCO, consommation intérieure orientée vers la RHD) ainsi que sur la demande des pays tiers.
La production de taurillons est prévue en baisse de 1 %, l’engraissement de jeunes bovins, lait ou viande, diminuera sur l’année. Les exportations de JB vivants restent également difficiles à prévoir en raison de la crise, et l’Idele prévoit plutôt une stabilité pour 2021.
Par ailleurs, le déclin de la production de bœufs ralentit, avec -1,5 % pour 2021, après une forte chute en 2018 et 2019 (-9 %) et en 2020 (-3 %), car « le recul des effectifs de mâles de 24 à 36 mois en BDNI au 1er décembre 2019 était moindre que les années précédentes », précise l'Institut de l'élevage.
Enfin, la baisse de la production de veaux de boucherie ralentit également : les abattages diminueraient de 1 %, la viande de veau ayant particulièrement souffert lors des restrictions liées au contexte sanitaire (fermeture de la restauration hors domicile) (-0,6 %), entrainant une forte réduction des mises en place à partir d’avril. Ainsi, en 2021, « le taux de prélèvement de la filière veau de boucherie sur les veaux laitiers pourrait augmenter », prévoit l’Idele, qui ajoute que « la baisse significative du cheptel laitier conduisant à une baisse des naissances de la même ampleur (-2% environ), la production de veaux de boucherie pourrait ne baisser que de -0,6 % en têtes comme en tonnages, les poids de carcasse étant prévus stables ».
Enfin, la consommation pourrait être en légère hausse de 4 000 téc (+0,3 % /2020), si la levée des restrictions est possible. La consommation de viande bovine française devrait en revanche diminuer de -1 %, après une hausse de 1,4 % en 2020. La levée des mesures sanitaires sur la restauration conditionne également le rebond des importations, qui pourraient atteindre 295 000 téc, « un niveau inférieur de 11 % au niveau pré-crise de 2019 », estime l’Idele.
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