Alors que les eurodéputés ont étendu vendredi aux articles non alimentaires l'interdiction de l'utilisation des mots « lait », « yaourt », ou « fromage » dès lors qu'ils ne comportent pas de lait animal (comme par exemple dans l'expression du type « gel douche au lait de soja »), le texte européen de référence, daté du 20 décembre 2013, bannissait déjà l'utilisation de ces termes pour les produits alimentaires non animaux. Les « produits laitiers » ne peuvent qu'être « dérivés du lait » insiste le texte de 2013.
À tous stades de la commercialisation, les dénominations « lactosérum », « crème », « beurre », « babeurre », « butteroil », « caséines », « fromage », « yoghourt », « kéfir » notamment, sont réservés « uniquement aux produits laitiers » précise le texte.
Le Journal officiel de l'UE reconnaît néanmoins que des substances nécessaires à la fabrication des produits laitiers peuvent être « ajoutées », « pourvu que ces substances ne soient pas utilisées en vue de remplacer, en tout ou partie, l'un quelconque des constituants du lait ».
En 2017, la justice européenne avait par ailleurs censuré le nom de « lait de soja » pour les aliments. Reste une liste d'exception reconnue par l'UE dans chacun des 27 pays, pour des expressions établies de longue date. Ainsi en France, lait d'amandes, lait de coco, beurre de cacao ou de cacahuète, mais aussi crème de cassis ou haricot-beurre, sont autorisés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »