Pour faire face aux effets de la crise sanitaire sur les prix des jeunes bovins entre avril 2020 et mars 2021, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a décidé de mettre en place un dispositif de compensation des préjudices financiers. Une enveloppe de 60 millions d’euros a été créée à cet effet. L’aide prendra en charge une partie du préjudice économique sous forme d’une base forfaitaire par animal.
Une aide forfaitaire pour les broutards et jeunes bovins mâles
Le demandeur de l'aide doit être exploitant agricole et disposer d'un numéro de SIRET actif. Il devra justifier d'un revenu disponible par unité de travail non salarié inférieur à 11 000 € durant le dernier exercice. Il devra aussi être éligible à l'aide couplée bovin allaitant durant la campagne 2020 ou démontrer que le chiffre d’affaires issu de l'atelier bovin viande représente au moins 60 % du chiffre d’affaires total. Il devra également disposer de plus de 10 animaux broutards mâles ou jeunes bovins mâles présents depuis plus de 120 jours sur l'exploitation, éligibles à l'indemnisation.
Les éleveurs ont jusqu'au 15 septembre pour effectuer leur demande sur la plateforme d'acquisition des données de FranceAgriMer
Les animaux concernés par l’indemnisation des élevages de bovins allaitants pour compenser une partie des pertes liées à la pandémie de Covid19 sont les broutards mâles, âgés de 7 à 12 mois au moment de la vente, ainsi que les jeunes bovins mâles, vendus entre 13 et 24 mois. Les animaux éligibles doivent avoir été détenus au moins durant 120 jours sur l’exploitation, et avoir été vendus entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021. L’aide est fixée à 41 € par broutard et 52 € par jeune bovin.
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