« Il y a une fraude commerciale terrible », a déclaré sur la radio Europe 1 Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), se disant « révoltée de voir que des circuits commerciaux comme ça existent encore ». Plusieurs pays de l'Union européenne, dont la France, cherchent depuis vendredi à localiser, pour en empêcher la consommation et la détruire, de la viande de boeuf frauduleuse en provenance de Pologne, issue d'un abattage illégal et dont près de trois tonnes ont été exportées dans l'UE.
En France, les services sanitaires ont découvert près de 800 kg de cette viande qui selon Varsovie ne présente pas de risque sanitaire. Sur ces 800 kg, 500 kg ont été détruits, 150 kg avaient été vendus à des consommateurs, en boucherie notamment, et 150 kg sont toujours recherchés par les autorités. « C'est totalement anormal que des opérateurs, pour gagner gagner plus, fassent entrer des viandes peu sûres comme celles-ci », a déclaré Mme Lambert. Elle en a appelé à la vigilance du ministère de l'agriculture et des autorités sanitaires, tout en renvoyant la responsabilité aux choix des consommateurs. « Si ces derniers exigent de la viande française en restauration hors domicile, en grande surface et chez leur boucher, on ne verra plus ces flux commerciaux frauduleux », a-t-elle assuré.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »